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Le covoiturage est un mode de transport parmi les plus simples et les moins coûteux existants dans le domaine du développement durable. En France, des expériences sont menées à l’échelon local : à l’initiative d’entreprises, de collectivités ou de particuliers. Pour les particuliers, conducteurs et passagers doivent s’assurer d’être en règle vis-à-vis de leur assurance.

En France, les transports sont responsables de 28 % des rejets de CO2 dans l’atmosphère(1). Le covoiturage s’inscrit dans une politique générale de développement durable en limitant la circulation automobile globale. Le covoiturage permet de pratiquer une écologie du quotidien, à la portée de tous.
En moyenne, un Français travaille 220 jours par an et parcourt 26 km pour se rendre sur son lieu de travail. En une année, les 12 000 km parcourus représentent une dépense d’environ 4 400 €(2).
Le covoiturage permet de partager l’ensemble des frais : essence, péage, assurance, usure de la voiture…
Les premières expériences de covoiturage sont apparues aux États-Unis en 1973 avec la première crise pétrolière. La population a alors commencé à chercher des solutions nouvelles pour économiser sur leurs trajets de travail. Des expériences originales ont été initiées à Washington ou Los Angeles : aujourd’hui, certaines voies sont réservées aux automobilistes pratiquant le covoiturage.
Les pays d’Europe du Nord ont ensuite emprunté cette voie dans les années 1980. Des initiatives ont vu le jour en France à partir de 1995 à l’occasion d’une grève historique des transports en commun.
En France, les initiatives se développent à l’échelon local. De plus en plus de collectivités territoriales conçoivent des plans de développement du covoiturage. Un nombre croissant d’entreprises suit le mouvement pour permettre à leurs salariés de se regrouper sur les trajets entre domicile et lieu de travail.
Les expériences les plus abouties en matière de covoiturage proviennent d’initiatives individuelles : des étudiants ou des salariés mettent en commun un véhicule pour se rendre à l’université ou dans leur entreprise.
De plus en plus de sites internet proposent des services de covoiturage. Il s’en crée une dizaine par an. Ils mettent en contact usagers et conducteurs, soit gratuitement, soit par des systèmes d’abonnement. Des applications sont actuellement développées sur téléphone mobile permettant la mise en relation en temps réel de conducteurs et de passagers. Il s’agit d’un covoiturage dynamique promis à un bel avenir.

En cas de sinistre, les passagers sont indemnisés au titre de la garantie obligatoire de responsabilité civile.
Le covoiturage demeure aujourd’hui une solution de transport marginale. L’automobiliste reste attaché à sa voiture et à sa liberté de déplacement. Car le covoiturage implique un certain nombre de contraintes, la principale étant la dépendance vis-à-vis du conducteur et des autres passagers. Décaler ses horaires pour coller à ceux de tous, subir les retards de certains, les empêchements du conducteur, les contraintes de détours, l’éventuelle mésentente entre passagers... Le covoiturage nécessite d’être souple.
(1) CITEPA inventaire CCNUCC décembre 2005.
(2) En prenant pour base de calcul le barème kilométrique du bulletin officiel des impôts de 2009, avec une voiture particulière de 5 cv de puissance fiscale.
© Eric Nicolier, Reed Digital, février 2010.