Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager
La personne qui se porte caution pour un crédit à la consommation s’engage à payer les mensualités à la place de l’emprunteur en cas d’incident de paiement. Des parents peuvent, par exemple, se porter caution pour leur enfant au moment de la souscription d’un prêt étudiant.

Il ne s’agit pas d’un simple engagement moral mais d’un engagement contractuel : si l’emprunteur cesse de régler les mensualités de son prêt, l’organisme de crédit peut exiger les remboursements à la personne qui s’est portée caution. Il lui faudra alors rembourser avec ses propres revenus et, le cas échéant, avec ses biens. C’est d’ailleurs pour cela que le code de la consommation prévoit un ensemble de mesures de protection en faveur de la caution.

La personne qui se porte caution peut se désengager si elle apporte la preuve que son engagement, au moment de la signature du contrat, était manifestement disproportionné par rapport à ses facultés financières de l’époque.
Cet argument n’est cependant pas valable si, au moment où l’organisme prêteur se tourne vers elle, son patrimoine est suffisant pour faire face à son obligation.
L’offre de crédit proposée par l’organisme de prêt à l’emprunteur doit être communiquée à la caution. Elle comporte un feuillet détachable intitulé « Acceptation de la caution » que la caution doit signer.
De plus, elle doit faire précéder sa signature d’une mention écrite de sa main dont le contenu est le suivant :
« En me portant caution de X… dans la limite de la somme de………(en chiffres et en lettres) couvrant le paiement du principal, des intérêts et, le cas échéant, des pénalités ou intérêts de retard, et pour la durée de ………., je m’engage à rembourser au prêteur les sommes dues sur mes revenus et sur mes biens si X….n’y satisfait pas lui-même ».
S’il s’agit d’une caution solidaire, il faudra y ajouter, toujours en mention manuscrite :
« En renonçant au bénéfice de discussion définie à l’article 2298 du code civil et en m’obligeant solidairement avec X…, je m’engage à rembourser le créancier sans pouvoir exiger qu’il poursuive préalablement X…. »

L’absence de cette mention manuscrite rend le cautionnement nul dans tous les cas. L’absence de mention du montant de l’engagement annule, quant à elle, le cautionnement solidaire.
Comme l’emprunteur lui-même, la caution, une fois qu’elle s’est engagée, dispose d’un délai de 14 jours pour revenir sur sa décision. Pour le décompte de ce délai, tous les jours comptent (y compris les dimanches et jours fériés).
Si le prêteur n’informe pas la caution, il ne peut exiger de sa part le paiement des pénalités et intérêts de retard qui ont couru entre la date de l’incident de paiement et celle à laquelle elle a été informée.
© Catherine Doleux, Reed Digital, mise à jour septembre 2010
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